Le Paquebot

Le Paquebot

samedi 25 janvier 2014

I) Les Adieux : le départ d'un paquebot imposant et prometteur

Nous avons choisis de traiter le film de manière chronologique, jugeant qu'il serait plus pratique de commenter les scènes et de pouvoir ainsi faire la rapprochement avec la physique.

James Cameron a toujours été passionné du Titanic, et malgré le fait que son film ai nécessité de nombreuses recherches, il s'était déjà rendu sur le lieu de l'épave du Titanic en 1995 soit deux ans avant le film.
Ce souvenir l'a profondément marqué, c'est donc pourquoi de véritables images du Titanic ont été introduites afin de rendre encore plus réaliste le film. Nous avons également trouvées, d'après le site "Allociné" que "Mike Cameron, le frère de James, développa donc avec Panavision une caméra capable de supporter la pression existante à près de 4000m de profondeur, soit 2000kg au cm²"Cette scène à également nécessitée plusieurs maquettes miniatures, afin de représenter l’intérieur de l'épave.


1) La découverte du réel paquebot


Le film débute sur un plan de l'épave du paquebot au fond de l'Atlantique. On se rend peu à peu compte que la scène se déroule dans un sous marin et que celui-ci navigue autour de l'épave. 


Cette scène se déroule comme une scène "d'introduction". En effet elle place le spectateur dans le contexte du film tout en mettant en scène des personnages récents, puisque l'on constate qu'ils organisent des recherches sur un bateau extrêmement sophistiqué et qu'ils ont en leur possession des sous-marins (qui, bien entendu, n'existait pas en 1912.)





Cette première scène uniquement consacrée à l'épave du paquebot nous montre bien l'état actuel (du moins en 1997) du Titanic. Elle dure environ 5 minutes et se fait de manière progressive, puisque nous avançons peu a peu vers l'épave avant de rentrer à l’intérieur. 

On peut remarquer que le paquebot est de couleur de rouille, étant principalement composé de plaques d'acier et de soufre et qu'il s'est formé des sortes de stalactites sur toute la surface du bateau. On aperçoit également peut avant que les chercheurs n'accèdent à l’intérieur de l'épave que la proue (c'est à dire l'avant du paquebot) ce sont légèrement effondrés. 


Épave du Titanic, à plus de 3800 mètres de profondeur
Cette dégradation peut s'expliquer par des causes biologiques, chimiques mais également physiques: d'une part, on constate que l'épave s'est dégradée dû à son emplacement dans l'océan. En effet, elle se situe entre deux courants marins appelés "Gulf Stream" et le "courant du Labrador" qui sont des courants apportant en permanence des sédiments (Un sédiment est un dépôt laissé par l'eau) recouvrant peu à peu l'épave.
Ces sédiments occasionnent un effondrement de la structure du paquebot, qui ne cèsse de se dégrader d'années en années.


S'ajoute à cela une détérioration due à l'Homme, car le fait de récupérer des objets à l’intérieur et de poser des submersibles dessus l’abîme.
Le fait de montrer l'épave du Titanic avant de raconter l'histoire de Rose et Jack durant la traversée était volontaire venant de J. Cameron. En effet, ces images montrent au spectateur l'état du paquebot et permet de se rendre compte que ce "mémorial", que nous pouvons également qualifier de cimetière n'est pas immortel. Car J. Cameron  est aussi très impliqué dans la lutte pour la préservation (du moins le plus longtemps possible) du Titanic.

Carte représentant les différents courants maritimes dans l'océan Atlantique ainsi que l'emplacement du lieu de naufrage du Titanic.
Les submersibles dans le film sont également visibles durant le film, provenant du sous-marins. Ce sont de petits robots télécommandés capables de se glisser à l'intérieur de l'épave sans trop faire de dégat. Cependant, on remarque qu'il se heurte aux portes ou aux parois du paquebot, comme à "5:21" au moment ou le robot entre dans le hall du paquebot.
Dès l'entrée du submersible, la musique de la bande originale démarre et une image d'un lustre rouillé nous apparaît; on découvre alors avec stupeur l'état du paquebot submergé: des assiettes en porcelaine brisées, des poupées d'enfants abîmées par le temps, un piano cassé... Le spectateur à l'impression de nager lui-même à l’intérieur de l'épave.

Puis les personnages accèdent à une chambre que l'on devine par la présence d'une baignoire, d'une cheminée et de ce qu'il reste d'un lit. Un crustacé apparaît sur la cheminée, nous rappelant l'endroit ou les personnages se trouvent. Les minutes qui suivent l'entrée dans la chambre ne sont autres que la découverte d'un coffre, puis d'un dessin d'une rescapée du Titanic.


Trajet du Titanic estimé lors de son départ. Les tirets en pointillés indique le chemin qui n'a pas pu être effectué par le paquebot.


2) Le départ du paquebot de la White Star Line


Les "rusticles" sont présents principalement
sur des objets en acier ou en fer.
Suite à la découverte du dessin retrouvé dans un coffre du Titanic, une des survivantes du drame se manifeste et avoue que c'est elle-même qui est représentée sur le dessin. Il se trouve que cette femme était sur le navire lorsqu'il à sombré et qu'elle portait le bijou tant convoité des specialistes. C'est pourquoi elle se rend sur le navire de recherche afin de leur raconter ce qu'elle à vécu lors de cette traversée.
Le spécialiste lui demande alors "êtes vous prête à retourner sur le Titanic?" et il lui présente quelques objets retrouvés dans la chambre, tels qu'un miroir et une broche lui appartenant. Lorsqu'elle prend la broche en main et qu'elle observe les images du Titanic prises par le submersible, le spectateur assiste à des "flash-back" entre souvenirs de Rose et les images de l'épave. Cela créer une impression de voyage entre le présent et le passé et on peut encore une fois constater que toutes les structures du titanic sont recouvertes d'éléments semblables à des stalactites appelées "rusticles" qui sont des bactéries rongeant l'acier du navire et lui donnant cet aspect rouge-brun.

Image provenant des submersibles
Le souvenir de Rose à ce moment là
J. Cameron jongle donc entre présent et passé afin de montrer la différence d'état du paquebot avant et après.

Les chercheurs ainsi que la petite fille de Rose, à l'écoute
de son récit
Le film se focalise sur le passé uniquement lorsque Rose se remémore sa traversée "Ça s'est passé... Il y a 84 ans[...]" 
Une musique débute alors et l'image de l'épave du Titanic se transforme progressivement jusqu'à redevenir le paquebot tel qu'il était en 1912. Le plan est en plongé et débute de la proue jusqu'à redescendre au niveau du quai ou embarquent les passagers. Ce flash back se fait de façon rapide et très dynamique, par la musique, les différents plans du paquebots ainsi que par l'agitation et l'excitation qui règne tout autour et sur le navire. On remarque que le paquebot est également filmé de façon à représenter ce que les passagers pouvaient voir c'est à dire d'en bas, et de rendre encore plus imposant le paquebot.
S'en suit l'arrivée de Rose, qui n'est pas des moindres car elle et sa famille sont quasiment les seuls à arriver en voiture. On constate tout de suite qu'elle fait parti d'une classe sociale très élevée, contrairement à d'autres passagers du Titanic. Elle est également vétue de blanc et d'un large chapeau, ce qui l'a rend reconnaissable parmis tous les autres passagers vétus de couleurs sombre. Sa tenue témoigne également de sa classe sociale élevée, et elle se montre assez "hautaine" envers tout ce cohu-bohu et le paquebot: "Alors voici ce Titanic? [...] Il n'est pas très impressionnant"



Cette scène d'embarquement à nécéssité beaucoup de travail car toutes les images du Titanic sont en réalité des images de synthèses, réalisées à partir d'ordinateur. Lorsque le paquebot démarre on constaque que la scène est filmée de tribord. Or "Lors du départ de Southampton, le Titanic été accosté à bâbord. Mais le bateau fut seulement reconstitué à tribord. C'est en inversant la pellicule que James Cameron donne à l'écran l'illusion du côté droit. Cela impliqua au moment du tournage d'avoir brodé les inscriptions sur les casquettes, ou encore d'avoir peint les enseignes, à l'envers. Quelques erreurs permettent de s'en rendre compte. Par exemple, lors de l'ouverture en noir et blanc, la manivelle de l'appareil du cameraman est à gauche, alors qu'elles étaient toutes à droite à l'époque." (source http://www.allocine.fr/film/fichefilm-5818/secrets-tournage/ )

On constate également une forte ressemblance (volontaire) entre une des scène du départ du paquebot et une photo datant de l'époque. 

Image issue du film lors du départ du paquebot
Photographie prise en 1912 du Titanic
Cette "vision" du paquebot était en effet voulue de la part de James Cameron, désireux de vouloir donner une représentation le plus réaliste possible dans son film. 

Nous allons maintenant nous attarder sur la flottaison d'un bateau. Si un bateau flotte, ce n'est pas le fruit du hasard, cela s'explique par des observations faites de la poussée d'Archimède, de la flottaison.

Application de la poussée d'Archimède sur
une coque de bateau

La poussée d’Archimède s'exerce sur un corps partiellement ou totalement immergé dans un liquide. C'est la poussée verticale, dirigée de bas en haut, appliquée au centre de gravité de la partie immergée. C'est en fait un résultat de forces, c’est-à-dire la somme de plusieurs petites forces qui appuient sur cet objet. Ces forces sont causées par la pression du liquide sur toute la partie immergée de l’objet.




Il est vrai que dans un liquide, les corps sont soumis à la poussée d'Archimède. En effet, ils ont une flottabilité différente selon leur masse volumique qui s'exprime par la relation :


FA=P.V.Fg


Avec :
- FA, le vecteur force de la poussée d'Archimède en Newton (N).
- P, rhô, la masse volumique du liquide en kilogramme par litre (kg.L-1).
- V, le volume immergé du corps en litre (L).
- Fg, le vecteur force de la constante de gravité universelle en Newton par kilogramme (N.kg-1).


Selon la différence entre le poids réel d'un corps et l'intensité de la poussée d'Archimède s'exerçant sur ce corps, on distingue :

Des corps de flottabilités différentes
 - Les corps de flottabilité positive, lorsque l'objet remonte à la surface. Dans ce cas, le poids réel de l'objet est strictement inférieur à l'intensité de la poussée d'Archimède s'exerçant sur l'objet.
  - Les corps de flottabilité négative, cela signifie que l'objet coule au fond de l'eau. Pour arriver à ce stade de flottaison, il faut que le poids réel de l'objet soit strictement supérieur à l'intensité de la poussée d'Archimède s'exerçant sur l'objet.
  - Lorsque ce sont des corps de flottabilité nulle, cela veut dire que l'objet flotte entre deux eaux et que le poids réel de l'objet est égale à l'intensité de la poussée d'Archimède.


La poussée d'Archimède s'exerçant sur un voilier

De plus, la forme de la coque d'un bateau ainsi que sa densité lui permettent de naviguer à la surface de l'eau. En effet, selon la poussée d'Archimède, un corps flotte si sa densité moyenne est inférieure à celle de l'eau. La forme de la coque d'un bateau est faite de telle sorte qu'elle puisse être remplie d'air, car l'air a une densité bien moins importante que celle de l'eau. Elle lui permet aussi d'avoir un champ d'application de la poussée d'Archimède plus important que sous une autre forme.
Aussi, plus l'eau est dense, plus il est facile de flotter. Or, plus la concentration en sel de l'eau augmente, plus la densité de l'eau est importante. Par exemple, il est beaucoup plus facile pour un être humain de nager dans la mer morte, réputée pour être extrêmement salée, que dans une eau douce. Il est vrai que les bateaux ne peuvent pas être autant chargés en eau douce qu'en eau de mer.
Donc, lorsque le Titanic entame son long périple sur la mer, ce qui lui permet de flotter c'est la poussée d'Archimède. La forme de sa coque et l'air qu'elle contient lui font une densité bien moins importante que celle de l'eau salée et un champ d'application de la poussée d'Archimède assez grand, ce qui lui permet d'avoir une flottabilité positive. Nous pouvons donc en déduire que dans ce cas là, le poids réel du Titanic est strictement inférieur à l'intensité de la poussée d'Archimède s'exerçant sur la coque.

vendredi 17 janvier 2014

II) Le naufrage du "paquebot de rêve"

1) L'iceberg

Dans le film les vigils aperçoivent au dernier moment la présence d'un iceberg dans la nuit noire (1:24 h) . Ils sonnent immédiatement l'alarme afin de le contourner. A ce moment là, les ouvriers et les commandants s'agitent en essayant de faire dévier la trajectoire du bateau afin qu'il ne percute pas l'iceberg. Cette scène est représentée de manière rapide et très dynamique. Une musique de fond angoissante démarre, et par dessus se mêlent les cris et les ordres des commandants aux ouvriers qui font tout ce qu'il peuvent afin de ne pas percuter le l'iceberg.

Iceberg

Nous pourrions tout à fait nous demander pourquoi y a-t-il un iceberg au milieu de l'eau ? Pourquoi ne fusionne-t-il pas ? Ou alors pourquoi l'eau autour ne se solide pas ?

Schéma des changements d'états

Cela s'appelle l'équilibre thermique. La température a juste la bonne valeur pour que l'eau autour du glacier ne se solidifie pas et pour que le glacier ne fusionne pas, car la température à la surface de l'eau est à peu près égale à la température de la glace.


Courbe des températures de solidification 
de l'eau pure
Courbe des températures de fusion de la glace














En effet, si nous observons ces deux courbes, nous remarquons que la température, pour passer d'un état solide à un état liquide ou inversement, est presque constante pendant un certain laps temps. Donc, que l'écart entre la température Tinitiale et Tfinale est presque nul. Ce qui veut dire que la température du milieu où se trouve le glacier est dans cet écart de variation car, si le glacier reste solide et l'eau reste liquide, cela signifie qu'il n'y a pas de transfert thermique important entre l'eau et la glace.
L'équation résumant ces constatations est la suivante :


∆E=m.c.∆T

Avec :

- E, l'énergie échangée en Joule (J).
- m, la masse du corps pur en kilogramme (kg).
- c, la capacité thermique massique du corps pur (J.kg-1.°C-1). Cela revient à l'énergie qu'il faut apporter à 1kg de ce corps pur pour augmenter sa température de 1°C.
T la variation de la température du corps pur en degré celcius (°C).

Iceberg

Nous pouvons aussi nous demander comment cela se fait-il que seulement un huitième du glacier ressorte de la surface de l'eau ?

Schéma de la poussée d'Archimède
s'exerçant sur un glacier



Ce fait est dû à la poussée d'Archimède. En effet, la densité moyenne du glacier est moins importante que la densité moyenne de l'eau. Donc, d'après le principe de la flottaison, la glacier flotte. Cependant, la densité du glacier n'est pas suffisamment inférieure à la densité de l'eau pour ressortir entièrement de la surface. Voilà pourquoi, malgré le fait que sa densité soit moins importante que celle de l'eau, le glacier flotte en partie à la surface, et en plus grande partie entre deux eaux.



2) Explications techniques et physiques du naufrage du paquebot


Tout d'abord, la coque avant du bateau percute la partie immergée de l'iceberg, ce qui troue le paquebot.

Que s'est-il réellement passé lorsque le navire a percuté l'iceberg ? Voici la réponse en image. Selon des témoignages de survivants, l'iceberg émergeait de 15 à 18 mètres hors de l'eau, puisqu'il dépassait un peu le gaillard d'avant. © Idé

En effet, 90% du volume de l'iceberg est en dessous de la surface l'eau. Même si les commandants de bords on essayé d'éviter l'iceberg, le fait que seulement 10% de son volume soit à l'extérieur fait que nous ne savions pas si il y allait y avoir un impact sous l'eau ou pas. Dans le film, l'avant du bateau touche l'iceberg et reçois des morceau de glace sur le pont.

Le proue du bateau se remplissant d'eau et sombrant
Puis, la proue se remplit d'eau petit à petit, ce qui augmente le poids de l'avant du bateau ainsi que sa densité. De plus, selon la poussée d'Archimède, un corps flotte si sa densité moyenne est inférieure à celle de l'eau. Or, la densité de la proue du bateau, augmentant à cause de l'eau qui s'y introduit, finit par dépasser la densité moyenne de l'eau. Donc, le bateau commence à se pencher et à couler vers l'avant.


Le paquebot se brisant sous l'effet de son poids

En effet, sa partie arrière ne touche plus l'eau tandis que l'avant l'entraîne toujours plus vers le fond. Le bateau est en train de se mettre à la verticale par rapport à l'eau. Cependant, le Titanic est un bateau bien trop imposant et long pour pouvoir subir une telle pression, ce qui entraîne une cassure due à son poids.



La proue du Titanic coulant et sa poupe
se remplissant d'eau
La proue du bateau étant détachée de sa poupe, elle se remplit entièrement d'eau et coule, ceci est dû à une densité moyenne devenue bien supérieure à celle de l'eau. Pendant ce temps, la poupe est retombée sur l'eau. Puis, très rapidement, le même phénomène se produit que pour l'avant du bateau. La moitié arrière du bateau encore à la surface se remplit vite d'eau et coule pour se poser au fond de l'eau et atterrir à quelques mètres de distance de la moitié avant du paquebot.


Partie avant de l'épave du Titanic

3) Définition et explications d'une mise en scène

Mise en scène : réalisation d'un film, d'un spectacle ou d'une pièce de théâtre en prenant en compte de nombreux critères (personnages, dialogues, costumes, décors, tournage,…).


Le Titanic illuminé sombrant

Tout d'abord, l'éclairage joue un rôle primordial dans la mise en scène. Il permet aux téléspectateurs de ressentir une ambiance particulière, allant avec les émotions du film.
Au début, l'ambiance est joyeuse et festive pour le départ du Titanic, jusqu'au moment ou le bateau percute l'iceberg, là, l'ambiance devient angoissante.
Dans cet extrait, le bateau navigue de nuit dans l'océan Atlantique, il est donc tout illuminé. Lorsque le bateau percute l'iceberg, les lumières renvoient un sentiment contradictoire à ce qui se passe à bord. Puis, après avoir percuté l'iceberg, lorsque le paquebot coule, les lumières du bateau s’éteignent à cause d'une coupure d'électricité. Cela plonge la scène dans l’obscurité et renvoie une impression de panique.


Le Titanic se brisant dans la nuit noire

La musique joue aussi un rôle important dans la mise en scène, en effet elle transmet une grande partie de l'émotion par l'ouïe. La musique est associée à l 'éclairage car les deux utilisés peuvent créer des émotions et des sensations très distinctes et très fortes.
Durant cet extrait, on entend des musiques dramatiques d'arrière plan qui s'intensifient selon le degré de danger. Il y a une augmentation du son lorsque les cheminées se cassent. Puis, une musique forte et oppressante apparaît quand le bateau sombre, comme quand le bateau se brise, ce qui montre une scène réellement dramatique.





Enfin, les plans et perspectives sont importants dans une mise en scène. Ils permettent de montrer plus précisément les émotions du film.

Un plan est un fragment de film cinématographique constitué d'une suite continue d'images enregistrées par la caméra au cours d'une même prise. 

Plusieurs plans : 

Un plan moyen, ce plan permet de distinguer un personnage de ce qui l’entoure, lui accorder une importance avec l'action qui l'entoure.
Un plan de demi-ensemble présente le personnage en faisant apparaître le décor 
dans lequel il évolue.
Une vue en plongé n'est pas réellement un plan, mais c'est une vue de la caméra au dessus du sujet filmé. Elle engendre une forme d’écrasement du sujet qui est ainsi montré en 
position d’infériorité.
Une vue d'ensemble, permet de montrer le personnage évoluer dans son environnement.
Un gros plan permet de montrer l'importance de l'objet dans ce cas de figure, mais peut aussi montrer les sentiments des personnages dans cette deuxième partie.
- Lors d'un plan en contre plongéon a une vision impressionnante  du bateau, c'est à dire de sa taille et de son immensité. On remarque que l'homme se sent minuscule à côté. Ce plan est présent lorsque la caméra se situe en dessous du sujet filmé. Sa position donne alors une impression de puissance et de grandeur au sujet.
Un plan en travelling, est un déplacement de la caméra, horizontal ou vertical autour du sujet, s'en rapprochant ou s'en éloignant.

Plan d'ensemble, les personnages essayant de se sauver.


4) Mise en scène du naufrage

Le vigil qui a vu au dernier moment l'iceberg dans la nuit noire, a sonné l'alarme d'urgence. Lorsqu'il a vu l'iceberg aussi proche du bateau, la caméra a fait un gros plan sur son visage, la luminosité était très faible et la musique douce a laissé place à une musique plus forte et plus inquiétante. Tous ces facteurs démontrent qu'un moment important, peut-être même dramatique, approche. Dès que l'annonce du danger se propage chez l'équipage, celui-ci essaye autant qu'il le peut de faire dévier la trajectoire du bateau afin qu'il ne heurte pas l'iceberg. A ce moment, tout est très sombre et très rapide. Il y a une forte musique de fond angoissante, par dessus se mêlent les cris des commandants et des ouvriers qui s'agitent afin d'éviter le bloc glace.


Le Titanic heurtant l'iceberg

A une heure et vingt-quatre minutes du film, la coque du Titanic percute l'iceberg.
Lorsque le Titanic heurte l'iceberg, la caméra fait un gros plan sur l'endroit de la coque du Titanic qui percute la glace, puis sur les deux héros s'embrassant dans une luminosité peu forte. Lorsque la secousse les bousculent, ils s'arrachent l'un à l'autre sans savoir ce qu'il se passe. C'est à ce moment précis que la musique angoissante samplifie, tandis que l'éclairage reste sombre. Puis, il y a des plans larges successifs sur l'activité des hommes d'équipage qui s'agitent et sur l'eau se précipitant dans la coque du paquebot. Nous pouvons remarquer que les commandants et les vigils sont très inquiets, grâce à des gros plans sur leurs visages. Cependant, les passagers du bateau, ressentant une secousse, sont ettonés. Pour le montrer, la luminosité et la musique changent radicalement. La caméra fait tout d'abord un gros plan sur un homme se réveillant en sursaut et se redressant à cause du choc de la secousse. Il est dans une scène très sombre où on ne distingue que ses contours. Il y a aussi une vue en plongée d'un mouvement en travelling de la caméra se rapprochant d'un homme, que le choc a tiré de ses pensées, jusqu'à ce concentrer sur un gros plan de son visage. A ce moment, la luminosité de la scène est plus forte et la musique baisse de volume, ce qui montre que la secousse a bousculé le personnage qui évoluait dans une activité calme. L'homme fixe un lustre que nous voyons d'une vue en contre-plongée. Le lustre tremble, la lumière vacille, nous pouvons penser qu'elle va bientôt s'éteindre, ce qui jetterait la scène dans le noir et la rendrait très inquiétante. Il y a donc, un effet de surprise générale transmis aux téléspectateurs, ainsi qu'un sentiment de stress dû à la luminosité, à la musique, ainsi qu'à l'agitation des hommes d'équipage et à leur expressions physiques et corporelles.


La proue du Titanic commençant à couler

Lorsque la proue du bateau commence à s'enfoncer sous l'eau, l'ambiance du film n'est pas dramatique, au contraire. Les scènes sont plutôt lumineuses et la musique, jouée par les musiciens à bord, est joyeuse et entraînante. Des plans d'ensembles montrent même que les passagers sur le pont sont essentiellement de la première classe. Ils portent des gilets de sauvetage, mais ne semblent pas effrayés. Ils donnent l'impression de ne pas se rendre compte du danger qu'ils encourent car l'équipage fait tout pour qu'ils n'aient pas peur. Cependant, une musique triste apparait lorsque l'on voit des familles se séparer en faisant partir les enfants et les femmes sur les canaux de sauvetages et en laissant les hommes sur le pont. Un plan rapproché montre, dans une scène sombre, deux petites filles, dans un canaux de sauvetage, qui s'éloignent en pleurant et qui regardent leur père resté sur le pont. Nous voyons le père grâce à un point de vue en contre-plongée d'un mouvement en travelling s'éloignant. Ce mouvement montre la distance les séparant qui s'agrandit et renvoit une émotion triste de la scène se déroulant.


La proue du Titanic coulant de plus en plus profond

Nous remarquons que plus la proue coule, plus la notion de panique est importante dans l'ambiance du film. Lorsque la proue est presque entièrement sous l'eau, il reste uniquement des passagers de la troisième classe, à quelques exceptions près. A partir de ce moment, la peur est très présente. En effet, on entend plus les musiciens jouer une musique joyeuse, les pleures et les cris la recouvrent. Les scènes deviennent plus sombre et plus agitées. Aux deux heures et trois minutes du film, nous remarquons un plan d'ensemble qui souligne une scène très peu éclairée où un groupe de personnes essayent d'utiliser un des derniers caneaux restant, alors qu'ils sont encore des centaines de personnes sur le bateau. Il y a même des gens qui essayent de se sauver par la mer en nageant. Un autre plan d'ensemble nous montre deux hommes se jetant du pont du bateau. Nous supposons que ces deux hommes ont dû mourir, car la température de l'eau était tellement froide qu'il ne pouvait rester en vie très longtemps. Aux deux heures et quatres minutes, un homme essayant de passer dans un caneaux de sauvetage se fait tirer dessus par un homme de l'équipage. La scène est de plus en plus agitée et cette action fait encore plus paniquer les gens à bords. Nous entendons des cris très forts et une agitation permanente. A ce stade du film, toutes les scènes et tous les plans se succèdent très vite, ce qui rajoute un effet de stress et d'agitation au décors.



Vieux couple se disant adieux
 Les musiciens décident ensuite de jouer une dernière fois avant leur mort imminante. La musique est cette fois-ci très douce, très mélancolique. Un plan rapproché large d'une vue en contre plongée d'un vieux couple qui se résigne à mourir dans leur chambre apparaît. Nous entendons seulement la musique, elle est très forte. Le vieux couple est allongé, en arrière plan, nous voyons de l'eau qui coule sous leur lit. Ils se disent au revoir ou bonne nuit, comme s'ils n'allaient pas mourir, comme s'ils allaient se retrouver le lendemain. Cette scène est faite pour toucher le spectateur. Tout comme la scène suivante, un plan rapproché serré, puis un mouvement en travelling se rapprochant, nous montrent une mère racontant une histoire à ses deux enfants avant de les coucher. La lumière est douce, la musique triste et forte. Ce sont des scènes très calmes et très lentes, pour accentuer l'émotion du spectateur et le toucher profondément. Lorsque la caméra revient sur le pont, les musiciens continuent de jouer. Un gros plan sur le violoniste nous donne l'impression qu'ils sont imperturbables, comme s'ils avaient abandonné toute idée de survie, alors qu'autour d'eux l'agitation est palpable. Cette fois-ci, la musique est plus forte que les hurlements des passagers, comme pour montrer que tout espoir est perdu et que cela ne sert plus à rien de se débattre.


A deux heures et douze minutes, il y a une musique inquiétante qui n'est pas celle des musiciens, nous n'entendons plus qu'elle et les cris des personnages. A ce moment, la cheminée du Titanic tombe, nous la voyons tout d'abord sous un plan rapproché large, puis nous la voyons à travers les yeux du personnage se trouvant juste en dessous, avant de se faire écraser, sous une vue en contre-plongée. Il est vrai que cette fois-ci, ce n'est pas la caméra qui fait un mouvement en travelling se dirigeant vers le sujet mais bien le sujet qui tombe vers la caméra. De plus, cette vue fait ressortir le côté immense de la cheminée et nous donne l'impression qu'elle nous domine. Cet effet est utilisé pour mettre le téléspectateur à la place de la victime, afin que cet incident l'affecte plus que tant d'autres.


La poupe du Titanic entraînée par la proue se redressant
 par rapport à l'eau

A partir de deux heures et treize minutes, le paquebot se redresse par rapport à l'eau, ses lumières vacillent, elles risquent de s'éteindre à tout moment et de plonger toute la scène dans l'obscurité. Il y a simultanément des plans rapprochés larges et serrés et des gros plans sur un prêtre récitant des prières, des personnages prient avec lui. L'enchainement des plans, en particulier les gros plans et les mouvements en travelling se rapprochant, nous donne l'impression que ces prières sont les dernières choses auxquelles les passagers restant sur le Titanic peuvent s'accrocher. Les dernières choses auxquelles ils peuvent croire avant de mourir. Trois minutes plus tard, une coupure d'électricité plonge le paquebot dans le noir, on ne le distingue presque plus. De plus, il n'y a plus de musique, le téléspectateur sent alors que la fin du Titanic est proche. Puis, le bateau se sépare en deux. Nous voyons un plan large dans lequel deux hommes tombent là où le bateau s'est cassé. Nous observons alors, grâce à un plan général que l'arrière du bateau détaché de sa proue retombe sur l'eau. Il y a un gros plan sur les héros qui montre leur réaction, le téléspectateur imagine alors que les sensations physiques s'exerçant sur tous les personnages, lorsqu'ils tombent avec le bateau, doivent être extrêmement fortes.


Le Titanic coulant à pic dans la mer

Ensuite, la poupe du bateau coulant, elle se redresse par rapport à l'eau elle aussi. Nous le voyons bien par une vue en contre-plongée du paquebot totalement redressé. Cette vue engendre un sentiment d'impuissance et souligne la taille impressionante du bateau. Juste après, la caméra filme une vue en plongée du paquebot. L'effet engendré est encore plus important car cette vue donne l'impression d'une chute sans fin et d'une mort certaine. Le téléspectateur a une sensation de peur et d'angoisse permanante. Lorsque la moitié arrière du paquebot finit de couler, il y a un plan d'ensemble, face à la coque, qui montre qu'il coule à pic, tout droit, dans l'eau. Cette vision est terrible car c'est la dernière qu'on a du Titanic.